Cherbourg, dimanche 17 juillet lors de l’escale de la Tall Ship’s Race 2005. Ce midi, je compte bien me retaper en déjeunant au Cercle Naval car les moules-frites d’hier soir me sont restées en travers de la gorge. Piètre qualité de moules, alors que c’est la pleine saison, et prix (9,70€) digne d’un restaurateur qui profite de la situation.
Par tradition, on mange très bien dans la Marine. A priori, le lieu est réservé aux gens de la Marine Nationale et de leurs invités. A priori dis-je car les temps ont changé. Certes, la dame de l’accueil s’interroge sur la recevabilité de ma demande. Je lui délivre ce qui devrait faire office de sésame. Manifestement, ça ne la convainc pas car elle ne connaît pas ledit « passeport ». Je lui indique que je connais l’établissement pour y avoir été invité il y a une dizaine d’années par un officier supérieur, un camarade. Oui, un camarade car ceux qui possèdent ce sésame s’appellent « camarade » entre eux (ça n’a rien à voir avec le PCF). Damned, son nom m’échappe à cet instant alors que de le prononcer, j’avais droit au tapis rouge ! Qu’importe, la dame est rassurée. Elle m’accorde te tarif « invité », soit un repas complet (entrée, plat, fromage et dessert) pour 12,40 €.
A l’entrée du restaurant, le maître d’hôtel, et le serveur à ses côtés marquent, de manière non dissimulée, leur surprise. Chevelure en pétard, sac à dos, appareil photo en bandoulière et accréditation « presse » pendouillante à la ceinture du jean, mon look tranche avec les normes de ce lieu. Qu’importe, je suis l’invité non identifié ! Placé à une table en fond de salle, j’ai une vision d’ensemble. Un homme à ma droite. Deux dames devant. Celle qui me voit écarquille les yeux ! Je dois vraiment faire zombi. Pourtant, dans la rue, je passe inaperçu. La salle s’emplit doucement. Le ballet du maître d’hôtel et des serveurs est immuable. Tiens, il y a aussi des serveuses. L’une est en tenue de la Marine, les autres sont certainement des civiles. Tout d’un coup, entre la poire et le fromage, débarquent « Ray Charles » et sa maman, qui le guide. Une petite dame, pas épaisse du tout, courbée mais dotée d’une grande vivacité. Je m’interroge sur le réel degré de cécité du monsieur qui arrive à serrer les mains de toutes les personnes qui le saluent. Non, il est réellement aveugle, à voir la manière dont il pique les frites et la viande dans son assiette. On est très poli dans la Marine. Que de courbettes et de sourires qui, pour bon nombre, ne paraissent pas d’une sincérité absolue. La salle est désormais pleine comme un œuf. C’est la Marine du dimanche. Pas toute jeune, loin s’en faut. Les femmes prédominent, les couples sont peu nombreux. C’est, pour l’essentiel, le 3ème âge de la Marine Nationale qui se retrouve pour passer un moment agréable tout en déjeunant très correctement à prix modique. La Marine active est restée à la maison.
Depuis le début, je reluque la cravate du serveur qui m’a accueilli tout à l’heure. Je ne suis pas le seul. Pas de chance, son fournisseur est unique : un officier du Mir, le plus grand trois-mâts (russe) de la flotte de la Tall Ship qui est stationnée dans le port. Notre serveur est également officier de liaison auprès de la Marine Russe pendant le rassemblement de Cherbourg. Cette fonction me vaudra un café gratuit de sa part car nous sommes tous les deux estampillés « Tall Ship ». Le Cercle Naval, vraiment une bonne adresse pour déjeuner.
Yann Saint Caradec, le Blog de la Mer.
un gros merci pour ce commentaire sur le cercle naval je me suis "eclate "a vous lire;je suis tombe sur ce site par pure hasard et je me suis fais un plaisir de le faire lire a mes "camarades" en esperant vous revoir un jour dans nos murs je me ferai une joie de vous offrir de nouveau un cafe merci encore au plaisir de vous relire eric de normandie
Rédigé par : le serveur a la cravate du mir | 14/12/2005 à 18:47
Avec Fleuriot de Langle & La Pérouse 1785-1788
carnets de bord des aventures d'un marin breton
d' Alain Lozac'h
Alors que des recherches sont menées régulièrement à Vanikoro pour éclaircir la fin tragique des équipages de l’expédition de La Pérouse, ce livre qui se lit comme un roman raconte le périple des deux frégates engagées dans un tour du monde qui devait durer quatre ans. Embarqué à Brest en août 1785 à bord de l’Astrolabe, commandée par Paul-Antoine Fleuriot de Langle académicien de marine et ami de La Pérouse , Pierre Le Goff, marin breton scribe à ses heures, évoque dans ses carnets de voyage les longs et difficiles mois de navigation dans les mers froides du Pacifique- nord avant de partir à la découverte de l’Océanie, jusqu’à Botany Bay ultime escale avant le drame...
Paul-Antoine Fleuriot de Langle est né à Quemper-Guézennec près de Paimpol en 1744.
Alain Lozac’h, ingénieur territorial installé en Bretagne, est l’auteur d’une dizaine de livres, notamment un ouvrage en deux volumes consacrés aux ports bretons, ainsi que des romans. Il nous propose ici une vision originale de l’expédition de La Pérouse puisée au plus près de la réalité.
Paul Antoine Fleuriot de Langle
Capitaine de l'Astrolabe
En vente dans toutes les bonnes librairies, maisons de presse et grandes surfaces
broché 22 x15,5 cm - 192 pages- cartes - 16,50€
I.S.B.N 978-2-914855-55-6
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Alain LOZAC'H
4 rue du 19 mars 1962
22440 PLOUFRAGAN
MON BLOG ::::: / http://alainlozach.spaces.live.com/
Rédigé par : ALAIN LOZACH | 20/03/2009 à 21:45
En apportant leurs propres jouets d'échanger avec d'autres, les enfants apprennent les vertus du partage et la réutilisation.
Rédigé par : Cheap Air Jordan | 24/12/2010 à 09:43