Nous quittons une nouvelle fois de bonne heure notre mouillage. Pour en rejoindre un autre situé à Union que nous atteignons après deux petites heures de navigation sans difficulté. Nous ancrons dans une baie large et superbe (Chatham Bay). Ce mouillage est réputé pour la beauté de la faune marine que l’on peut y découvrir. Nous en reviendrons un peu déçus de ce point de vue mais le décor qui nous entoure est une nouvelle fois d’une agréable beauté.
Après avoir une nouvelle fois bien mangé, nous quittons le mouillage pour rejoindre le point qui sera le plus au Sud de notre croisière (un peu en deçà du 12°32’ Nord). C’est Petite-Martinique, une des deux îles des Grenadines qui dépend de Grenade (et non de Saint-Vincent). Nous devrions théoriquement effectuer des formalités de clearance puisque nous accostons un nouvel Etat. Mais notre Patuelli, nom de l’auteur de l’indispensable guide francophone de la croisière aux Antilles, nous indique qu’une tolérance de passage rapide existe.
Île de pêcheurs, Petite-Martinique offre à notre regard un squelette de bateau-pays en construction : une sorte de maquette en bois grandeur nature. Désertée par les touristes croisiéristes, cette étape nous permet surtout d’aller à la rencontre d’une population un peu plus locale que celle vivant dans les hôtels. Nous pouvons ainsi nous délecter de bières en rien locales et autres joints en tout locaux dans les bars rasta de l’île… du moins ceux qui aiment fumer et boire !
Nous gavons également nos yeux d’un superbe coucher de soleil et notre estomac d’un délicieux plat local mêlant poisson et diverses racines-pays.
Yann Le Moignic, invité du Blog de la Mer. Photo : Olivier Tillieut.
NB : Yann nous livre son témoignage de jeune skipper lors d’une croisière de 15 jours entre la Guadeloupe et les Grenadines (cf. Catégories / Journal d’un skipper amateur). Pour suivre le fil du récit, lisez d’abord les notes les plus anciennes.
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