Il est 7 heures, Cherbourg s’éveille avec la gueule de bois. Quatre jours à fêter les plus beaux bateaux du monde la mise sur les genoux. Les organisateurs et le millier de bénévoles peuvent enfin respirer. Le succès de l’escale de la Tall Ship’s Race 2005 est sans appel. Plus de 500 000 personnes ont arpenté les quais de Cherbourg selon les services de sécurité. Même que le soleil était au rendez-vous. Incroyable pour une ville connue pour ses parapluies … de Cherbourg. Le moment fort, c’était hier quand trois-mâts, goélettes, bricks, ketchs et autres vieux gréements se sont arrachés des quais devant une foule compacte. Lorsque les cornes de brume retentissent, les unes en écho des autres, chacune avec sa tonalité particulière, ça vous donne la chair de poule. Quand les gabiers grimpent avec aisance dans les vergues, vous restez pantois d’admiration. Vous commencez à rêver d’une traversée des océans tel un albatros, tout voile dehors, avec le sentiment d’être libre comme l’air. C’est ça la magie de ces grands rassemblements (Cherbourg aujourd’hui, Brest l’an passé, Rouen en 2003). A chaque fois, la foule est présente, calme, apaisée, aimantée par ces géants des mers.
Pour ceux qui ont raté Cherbourg (seul rassemblement en France cette année), il leur reste Bremerhaven en août. La ville allemande devrait réunir pas moins de 200 navires de toutes tailles. A moins d’attendre l’an prochain où la Tall Ship’s Race 2006 partira de Saint Malo.
Yann Saint Caradec, le Blog de la Mer.
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