Ce week-end, près de Roscoff (Finistère), 230 athlètes représentant 16 nationalités se sont retrouvés pour le championnat du monde du cracher de bigorneau. Le champion sortant, Alain Jourden (ci contre), a conservé son titre avec un cracher de 10,11 mètres. Bien que n’ayant pas battu son record personnel (10,40 mètres), il devance très largement ses outsiders. Le second, un Allemand, a propulsé le gastéropode à 7,40 mètres alors que la troisième place du podium est prise par un Suisse avec un cracher de 7,61 mètres. Si dans tous les sports les performances féminines tendent à se rapprocher de celles des hommes, ce n’est pas encore le cas dans le cracher de bigorneau. Pour preuve, la première féminine de l’épreuve, une Allemande, s’adjuge un cracher à 4,39 mètres seulement.
Les bigorneaux de la compétition ne subissent pas d’entraînement. Ils sont juste ramassés le matin même sur les rochers. Développement durable oblige, le mollusque bien tourneboulé est remis dans son milieu naturel à la fin de l'épreuve. Après toutes ces émotions, une petite sieste sera la bienvenue pour notre gastéropode avant que sa vie de brouteur d’algues microscopiques reprenne son cours au rythme des marées …
Yann Saint Caradec, le Blog de la Mer.
Ce n'est pas l'homme qui crache le bigorneau, c'est le bigorneau qui propulse l'homme. Tout dépend du référentiel.
Rédigé par : Jojo | 17/01/2008 à 10:20