Le 5 juillet 2002, j’embarque pour la première fois de ma vie sur un voilier. La navigation durera dix jours. Avant de partir, je ne sais pas si je serai sujet au mal de mer ni si je supporterai la promiscuité. J’affronte l’inconnu sans appréhension. Par touches successives, ce témoignage en 16 épisodes relate la vie quotidienne sur le Belem, son organisation et les petits à-côtés qui pimentent la traversée. Aujourd’hui, 14ème épisode : un équipage amoureux de son bateau.
Professionnel et passionné, tels sont les qualificatifs à attribuer à tous les membres de l’équipage du Belem, du Commandant à l’aide cuisinier. Le Belem, c’est leur bébé. Ils en sont amoureux. C’est avec une réelle fierté qu’ils se prêtent au jeu des questions-réponses, toujours avec pédagogie et sensibilité. Nous sommes bien sur un trois-mâts école, avec des maîtres compétents et chaleureux.
Par contre ils sont très superstitieux … comme tous les marins du monde. Ne leur parlez jamais de lapin. C’est un mot de terrien à bannir totalement sur un bateau. Le prononcer crée au minimum une gêne, au pire de la colère. La bête aux grandes oreilles a mauvaise presse. Pourquoi ? Je n’ai pas percé le secret.
Yann Saint Caradec, le Blog de la Mer.
Demain, 15ème épisode : compétition de vitesse entre quarts de nuit.
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