Le 5 juillet 2002, j’embarque pour la première fois de ma vie sur un voilier. La navigation durera dix jours. Avant de partir, je ne sais pas si je serai sujet au mal de mer ni si je supporterai la promiscuité. J’affronte l’inconnu sans appréhension. Par touches successives, ce témoignage en 16 épisodes relate la vie quotidienne sur le Belem, son organisation et les petits à-côtés qui pimentent la traversée. Aujourd’hui, 6ème épisode : le Belem propre comme un sou neuf.
Que de rôles sur le Belem. Outre les rôles inhérents aux quarts, il y a aussi des rôles de propreté et de services à table.
La propreté est une exigence. Chaque matin, après le petit-déjeuner, matelots et stagiaires, à l’exception de ceux du 8-12, sont répartis en deux groupes. Le premier est chargé du nettoyage du pont, le second de la batterie (salle à manger, sanitaires).
A coup de balais brosse et de lance à incendie, les ponts sont récurés et rincés des embruns. Puis, c’est au tour des cuivres d’être fourbis à grand renfort d’huile de coude et de vieux jeans imbibés de « Miror ». Que de cuivres sur un tel navire ! Les efforts consentis sont probants : ceux-ci brillent de mille feux sous le soleil. Pour une courte durée car, en mer, les embruns auront tôt fait d’appliquer un voile qui les ternira. Quand l’équipe d’extérieur s’active, celle des coulisses ne chôme pas. Ici aussi, tout est lavé minutieusement avec un résultat équivalent à la tornade blanche de Monsieur Propre.
Dernier rôle, celui du service à table. Chaque stagiaire assure pendant la traversée au moins un service de petit-déjeuner et un service de repas (déjeuner ou dîner). Dresser la table, servir les plats, ramasser les couverts, nettoyer la table, essuyer la vaisselle, telles sont les tâches inhérentes à ce rôle. Pas de difficultés particulières si ce n’est le transport des plats. La cuisine est au-dessus de la salle à manger, elle jouxte le grand roof. Donc, tout serveur doit emprunter un escalier particulièrement raide … avec, au menu, toujours des plats en sauce. Par mer calme, c’est presque un jeu d’enfant. A l’inverse, quand la gîte et le roulis sont de la partie, attention aux dégâts ! Il arrive que la sauce du cuisinier ne soit pas au rendez-vous de ses hôtes. C’est aussi la valse des assiettes, couverts et cruches à eau sur la table, sans compter la sauce – toujours elle – qui fait des vagues dans l’assiette … et parfois, la table est débarrassée sans effort en un clin d’œil. Astuce pour limiter les dégâts : tout poser sur une serviette en papier imbibée d’eau, elle fait office de ventouse ! Régime sec sur le Belem. Seuls les officiers ont la possibilité de boire du vin. L’alcool est proscrit pour tous les autres. Seule exception la veille du débarquement quand le Commandant offre le punch, une autre tradition sur le Belem. Punch qui se termine en chansons à boire ...
Yann Saint Caradec, le Blog de la Mer.
Demain, 7ème épisode : briefings du Commandant et causeries de Jean-François Deniau.
Le 5 juillet 2002, j’embarque pour la première fois de ma vie sur un voilier. La navigation durera dix jours. Avant de partir, je ne sais pas si je serai sujet au mal de mer ni si je supporterai la promiscuité. J’affronte l’inconnu sans appréhension.
Par touches successives, ce témoignage en 16 épisodes relate la vie quotidienne sur le Belem, son organisation et les petits à-côtés qui pimentent la traversée. Aujourd’hui, 5ème épisode : nuit blanche et premier quart.
Le 5 juillet 2002, j’embarque pour la première fois de ma vie sur un voilier. La navigation durera dix jours. Avant de partir, je ne sais pas si je serai sujet au mal de mer ni si je supporterai la promiscuité. J’affronte l’inconnu sans appréhension.
Par touches successives, ce témoignage en 16 épisodes relate la vie quotidienne sur le Belem, son organisation et les petits à-côtés qui pimentent la traversée. Aujourd’hui, 4ème épisode : des quarts, des tiers et des moitiés.
Le 5 juillet 2002, j’embarque pour la première fois de ma vie sur un voilier. La navigation durera dix jours. Avant de partir, je ne sais pas si je serai sujet au mal de mer ni si je supporterai la promiscuité. J’affronte l’inconnu sans appréhension.
Le 5 juillet 2002, j’embarque pour la première fois de ma vie sur un voilier. La navigation durera dix jours. Avant de partir, je ne sais pas si je serai sujet au mal de mer ni si je supporterai la promiscuité. J’affronte l’inconnu sans appréhension.